2023 : Istanbul ville monde ?

L’objectif du gouvernement est clair, la Turquie doit intégrer le top 10 des économies mondiales d’ici 2023, année célébrant les 100 ans de la République turque.

Ali Agaoglu, Président du Groupe Agaoglu (prometteur immobilier), commente : “3ème destination touristique en Europe après Londres et Paris, Istanbul, en devenant une capitale mondiale, contribue plus que jamais à promouvoir notre pays.”

La mégalopole concentre 20% de la population, 27% de la production nationale, 40% des recettes fiscales et la moitié des importations et exportations turques (source : Todayszaman.com).

Au cœur d’un réseau de transport international, route maritime vers la Mer Noire et nœud autoroutier entre l’Asie et l’Europe, Istanbul est une des plateformes logistiques les plus fréquentées au monde.

Comme toute grande métropole attractive, Istanbul souffre de maux urbains. La congestion du trafic est certainement, à l’heure actuelle, l’un des principaux freins au bon développement de la ville.

Cependant un projet de transport en commun ferré reliant les rives asiatique et européenne passant sous le Bosphore « le Marmaray » devrait permettre de considérablement améliorer la mobilité des Stambouliotes d’ici 2014. Au nord, c’est un troisième pont, alimentant une polémique locale sur l’avenir environnemental de la métropole, qui prend forme.

En 2011, le Premier Ministre Recep Tayyip Erdoğan se prononçait sur la création d’un canal pour désengorger le Bosphore : “le Canal d’Istanbul”.

Début 2013, le Ministre des Transports, Binali Yildirim, annonçait la construction d’un troisième aéroport visant à devenir le plus grand au monde avec une capacité de 150 millions de passagers.

Prévu pour être fini en 2015, Maslak 1453 est un ensemble mixte, le plus grand d’Europe à l’heure actuelle (source : prima luxury), totalisant 2 millions de m² situés sur la rive européenne. Il comprendra de nombreux logements, des centres commerciaux ainsi que des espaces de divertissement et culturels.

Récemment devancée par Tokyo pour l’organisation des JO d’été de 2020, les autorités locales avaient envisagé de se servir de l’événement sportif pour consolider leur politique d’aménagement.

Tous ces projets démontrent de la volonté féroce dont fait preuve la métropole turque pour répondre aux standards urbains internationaux et s’inscrire durablement comme ville monde.

Pour attirer les capitaux nécessaires au développement de la mégalopole et du pays, Istanbul compte bien s’imposer comme un acteur majeur dans le paysage financier mondial dans un futur proche.

Sujette à la concurrence de  mégalopoles comme Shanghai, Singapour ou Dubaï, le gouvernement a décidé de confier au cabinet d’architecture HOK  le schéma directeur du quartier international des finances d’Istanbul. Celui-ci a été adopté en 2009.

Mixant des espaces de bureaux, résidentiels, de commerces, éducatifs, culturels, de services et divertissement, le quartier international des finances d’Istanbul, est un projet de  3,3 millions de m² sur un site de 70 hectares. Dominé par l’activité bancaire, le centre des affaires a été pensé de façon à former un pôle urbain autonome.

L’architecture s’inspire de la tradition et de l’histoire turque. Pour faciliter son accès, stations de métro et nouvelles rocades sont programmées. Sa construction est déjà entamée dans le quartier Ataşehir sur la rive asiatique. Il devrait être livré en 2016. Le montant des investissements est évalué à 5 milliards de dollars (source le nouvel observateur).

Dans le but d’attirer les capitaux nécessaires à sa croissance, Istanbul aura besoin de bien plus qu’un centre financier répondant aux standards internationaux. Elle devra également séduire.

D’autres facteurs urbains doivent être pris en considération dans l’attractivité d’Istanbul. L’accès à l’emploi, la conscience environnementale, la qualité du système éducatif, des transports en commun et des équipements publics, l’offre de services (culturel, administratif, divertissement), le niveau d’internationalisation et la sécurité sont des caractéristiques toutes aussi déterminantes dans la bonne organisation d’une métropole au XXIe siècle.

S’étant dotée d’outils d’aménagement contribuant à son rayonnement, Istanbul a désormais toutes les cartes en main pour se façonner un cadre urbain à la hauteur de ses ambitions lui permettant de concurrencer les premières places métropolitaines mondiales.

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