Plus sain, il n’y a pas… (Corée du Sud)

S’il y a bien une chose que j’adore en Corée du Sud, c’est leur cuisine.

En quittant l’Australie, j’ai fait une croix sur ses steaks (kangourou, crocodile, boeuf), sa junk food (burger, pie, coke) et ses bières. Je retrouve à présent les plaisirs d’une cuisine saine en espérant que celle-ci me fasse perdre les quelques kilos pris.

Le changement est radical. Je  remange des légumes, des fruits de mer et du poisson. Je me mets même à boire du thé. Je ne manque pas de profiter, voire d’abuser des spécialités comme le mandu, kimchi, bibimpap, soju et toute cette cuisine de rue si typique d’Asie.

Très en lien avec le monde qui les entoure, les Sud-Coréens considèrent que tout ce qui pousse et vit sur terre ou dans la mer a des vertus curatives. On dit souvent que les Sud-Coréens mangent pour se soigner.

Nous pourrions l’appeler l’incontournable de la cuisine sud-coréenne. Il est présent à chaque repas, le kimchi . Vous connaissez? J’en raffole. À première vue, sa composition n’est pas des plus attirante, feuilles de chou fermentées dans une sauce à base de piment, d’ail, de gingembre, d’oignons blancs et de radis pour la recette la plus courante. Il en existe plus de 160 sortes. C’est une véritable drogue, ça se mange sans faim. 

Pour ceux qui se sentent pousser une envie de kimchi pour le repas.

Le kimchi, je vous le sers avec quoi? Des mandus… En soupe, frit ou bouillie, ces délicieuses raviolis fourrées à la viande s’accommoderont à toutes les sauces. Excellente entrée!

mandus

Mandus, Séoul Corée du Sud (photo par will-on-board)

Passons à la suite : le bibimpap. Vous avez l’embarras du choix. La base est simple, servi chaud avec du riz, des légumes sautés et une pâte piquante, vous choisissez le reste. Il existe de nombreuses recettes comme à chaque fois dans la cuisine coréenne. Fruits de mer ou viande, végétarien ou très épicé, vous n’aurez aucune excuse pour passer outre.

Et si en sortant de là vous avez encore une petite faim,  les pojang macha , “la cuisine de rue” sont là pour vous servir. Véritable lieu de concentration, d’échange et de vie, ils font partie du paysage urbain de Séoul. Cette touche de local dans un univers si mondialisé surprend toujours mais nous redonne un sentiment de proximité avec la population.

J’ai oublié de vous parler du Soju. Bien que sa fabrication ait évolué avec l’utilisation d’autres sources d’amidons telles que la pomme de terre, le blé ou l’orge, cet alcool est traditionnellement fait à partir de riz. Il accompagne tous les repas. Plus ou moins fort (20° à 45°), il est l’équivalent de notre bon vieux vin rouge.

Au cours d’un dîner avec les parents de mon amie Younghwa, j’ai pu me familiariser un peu plus avec les règles de politesse coréennes. Partageant un verre de soju, j’ai voulu trinquer dans les yeux avec le père afin de le remercier pour son invitation. Chose impensable au pays du Um et du Yang.

Souvenez vous d’une règle : quand vous êtes le plus jeune à table, vous ne pouvez pas faire face aux autres personnes en buvant de l’alcool. Vous pourriez les offenser.

À vous