Le Cap : Pôle santé de l’Afrique australe

Le 3 décembre 1967, le Pr Christiaan Barnard a procédé à la première greffe du cœur au Cap en Afrique du Sud. Formé à la Faculté de médecine du Cap, il a parfait sa formation aux États-Unis avant de revenir au pays.

Fait majeur de la médecine mondiale, il a pourtant été peu à peu oublié. L’Afrique du Sud s’efforce aujourd’hui de redevenir un territoire moteur dans la recherche et le développement médical.

En 2003, profitant d’une forte concentration d’instituts et groupes de recherche ainsi que de compagnies de matériel médical et de biotechnologie présentes dans la région du Cap, un partenariat Public-Privé entre le gouvernement sud-africain et le consortium Biovac a donné naissance à l’Institut Biovac.

L’objectif de ce projet était de développer et produire de nouveaux ingrédients pharmaceutiques actifs à moindre coût répondant aux besoins de la population sud-africaine. Le savoir-faire régional dans le secteur médical n’étant plus à prouver, le pays cherchait désormais à prétendre à un statut mondialement reconnu dans l’industrie pharmaceutique.

Seul établissement de ce type dans le pays, les capacités de production de l’Institut Biovac restaient encore limitées pour répondre à l’ensemble des besoins sud-africains.

Très souvent, le pays était contraint d’exporter ses connaissances et son savoir-faire en industrie pharmaceutique afin de produire les vaccins et médicaments avant de les ré-importer à des coûts bien plus élevés.

Conscients du potentiel intellectuel présent dans la province du Cap occidental et des opportunités de croissance, un projet de cluster « Santé et Innovation » a été accepté par les pouvoirs locaux.

L’idée est de mutualiser l’ensemble des services, le partage des connaissances et du savoir-faire de chacun, de diminuer les coûts et d’accroître les capacités de production. Ce cluster « Santé et Innovation » dynamisera la création de nouveaux produits, services et entreprises et améliorera ainsi la compétitivité de l’industrie pharmaceutique sud-africaine.

Le parc technologique de santé sera situé à Pinelands. Il permettra la création de nombreux emplois et donnera la possibilité aux chercheurs sud-africains de rester dans leur pays pour exercer.

D’un point de vue économique, les perspectives de croissance sont énormes avec une Afrique sub-saharienne important près de 90% de ses médicaments. L’Afrique du Sud veut se positionner en tant que leader sur ce marché et renforcer ainsi son rôle déterminant dans l’économie africaine.

Par ailleurs, ce cluster alimentera l’attractivité de la région du Cap dans le secteur de la santé avec l’organisation de congrès et toutes autres rencontres internationales.

Le retour sur investissement a été estimé à 98 millions d’euros en 5 ans pour la province du Cap occidental.

À vous