Shanghai

quartier d'affaire Lujiazui, district de Pudong Shanghai

Vous embarquez le transrapid, train à sustentation magnétique (qui utilise les forces magnétiques pour se déplacer). Il vous emmène à plus de 400 km/h de l’aéroport international de Shanghai Pudong à la station Longyang Road.

Sa vitesse de pointe de 431 km/h vous colle à votre siège. Vous parcourez 30.5 km en 7 min et 20 secondes. Cette  ligne sert de vitrine  dans le but de commercialiser le savoir-faire chinois. L’effet est garanti.

En empruntant le métro de Shanghai, vous apercevez un autre aspect de la mégalopole. Vous voyagez avec la classe moyenne chinoise grandissante et les paysans. Chargés d’immenses sacs plastiques constituant l’essentiel de leur patrimoine, ils rêvent à leur tour d’intégrer un jour cette société fleurissante. L’exode rural est important et n’est pas toujours très bien maîtrisé par les autorités locales.

Avec une population urbaine atteignant quasiment les 20 millions d’habitants, la mégalopole grouille d’activités.

Shanghai souhaite se positionner comme ville monde et concurrencer New York, Paris, Londres et Tokyo en termes d’attractivité internationale.

Le quartier de Lujiazui (zone financière et commerciale) dans le district de Pudong en est un parfait exemple. Cet espace urbain n’était encore, dans les années 1990, formé que de vastes marécages. Suite à l’intervention de l’État, il est devenu l’un des principaux quartiers d’affaire de Shanghai.

Le quartier de Lujiazui compte désormais deux des 10 plus hauts gratte-ciels du monde avec le Shanghai World financial centre (492 m, 4ième) et la Jim Mao Tower (420,5 m, 9ième).

En traversant la rivière Huangpu, soit par navette fluviale soit en utilisant le train psychédélique, vous arrivez sur le Bund. Appelé «Berge des étrangers» par les chinois, il se compose de somptueux édifices. Situé dans le centre historique, Puxi (composé de 9 districts), il est l’attraction touristique majeure de Shanghai.

Lors de mon passage en 2007, j’avais eu vent d’un projet faramineux du gouvernement chinois. Il envisageait la construction d’une ville verte à proximité de Shanghai : Dongtan.

Réserve ornithologique sur le site de l'ex-future ville verte de Dongtan, Chine

Réserve ornithologique sur le site de l’ex-future ville verte de Dongtan (photo Reuters)

Les autorités chinoises avaient pour objectif de présenter, lors de l’exposition universelle de 2010, une ville ne produisant aucune émission de CO2. Je me souviens de l’incroyable élan autour de ce projet. Cette ville aurait dû devenir un projet pilote à l’échelon international. Ce site est aujourd’hui encore une réserve ornithologique.

Les autorités de Shanghai sont conscientes des difficultés qui les attendent si elles ne trouvent pas une solution rapide à leur développement frénétique et énergivore. La mégalopole aurait pu profiter de ce dynamisme écologique pour modérer et modifier sa propre consommation.

Malgré cet échec, la Chine continue d’investir dans « l’économie verte » afin d’en devenir un acteur incontournable.

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